- Avoir une image de marque cohérente, bien la positionner et la contrôler.
Y compris dans ses aspects incontrôlables, je dirai. Comme Dell qui ouvre un site pour permettre à ses utilisateurs de dialoguer entre eux et avec la marque (site ouvert après une bourde énorme de la direction : des utilisateurs s’étaient plaints et la direction les avait snobé = perte de parts de marché énorme et création de ce site pour rattrapper cette mauvaise communication). Depuis Dell s’appuie dessus pour mieux compendre les attentes et faire émerger de nouvelles idées en interne.
- Savoir quoi faire de l’information.
Aller vers le bon usage : s’enrichir des infos des utilisateurs ou autres co-créateurs pour regarder devant. Plutôt que d’en faire une mauvaise utilisation : contre-carrer les critiques et défendre ses positions. Le marché n’a pas toujours raison, mais les usages, si. C’est l’information sur l’usage qu’il faut observer de près. Et parfois, il faut savoir rebondir dessus, aller ce vers quoi l’information recueillie tend, et donc sortir du schéma mental que l’on s’était donné. Le B.A-ba en innovation, mais parfois, curieusement mal reçu en co-création.
- Diffuser l’information sans la dénaturer.
Il ne s’agit pas d’être à genou devant les utilisateurs. Seule la marque est garante de la marque. Et bien sûr, celle-ci évolue avec le monde (ou elle disparait). Lorsque la marque diffuse ses infos, elle doit rester cohérente avec elle-même et son positionnement.
De même, quand elle utilise les informations des co-créateurs, elle ne doit pas les dénaturer. Seulement les replacer dans le contexte de la marque et les objectifs fixés lors de l’exercice de co-création.
- Etre transparent.
A tous les étages, il faut expliquer pourquoi on fait les choses et restituer. Aux co-créateurs, aux salariés, aux consommateurs.
Cette transparence participe à l’image de marque et rend crédible la marque. Sur son secteur, dans le monde de l’innovation et la co-création. Au fur et à mesure que la confiance s’installe, à mon sens, la co-création devient plus efficace.
- Savoir communiquer sur la co-création en interne.
Je me permet d’insister, car trop souvent, les projets de co-création avec le grand public ne sont pas relayés correctement en interne. Or, au final, c’estl’interne qui conçoit. Cette communication permet l’appropriation et donc un développement du produit plus facile, efficace, rapide car motivé. L’idéal reste de s’entourer des parties prenantes en interne pour monter le projet de co-création, puis de distribuer les rôles de suivi, restitution, communication, production ensuite.
En conclusion, il s’agit bien d’instaurer une nouvelle relation avec les cocréateurs, les salariés, les consommateurs et les investisseurs.
